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Devinettes II

   
 

Devinette (D02)

Jésus-Christ était-il juif ou pas ?


Voici une question délicate voire étonnante. Comment des chrétiens peuvent-ils se poser aujourd'hui cette question : Jésus-Christ était-il juif ou pas ? Doit-on même se poser la question ? Elle vous est posée et à vous d'essayer de voir comment y répondre.
Bien fraternellement dans le Christ, saint Augustin

Voilà une question bien étonnante. Tous (laïcs, religieux et prêtres) sont d'accord pour répondre "oui". Pourtant, cette question, si elle est posée, c'est pour faire écho à d'autres questions comme "chrétiens et juifs sont-ils frères ?" ou "les chrétiens descendent-ils des juifs ?" et pour donner une autre saveur aux réponses données à ce type de question. Si cette question est aussi posée, c'est parce que la vraie réponse risque d'étonner voire de choquer plus d'un lecteur. Si la très grande majorité de chrétiens pensent que Jésus était juif, comment pouvons-nous, nous étant la bien mince minorité, prétendre le contraire ? Oserions-nous dire que nous sommes dans la lumière alors que nos frères sont dans les ténèbres ? Les prêtres, durant leur formation, en savent suffisamment sur cette épineuse question, mais n'en parlent plus dès qu'ils sont envoyés en mission pour prêcher la Bonne Nouvelle. Est-ce par ignorance, par aveuglement, par incapacité, par peur que cette question n'est pas abordée ? A l'opposé, pouvons-nous dire que si nous osons l'aborder, c'est par orgueil ou par prétention ? Nous donnerons des éléments de réponse irréfutables et vous (lecteurs) laisserons seuls juges de ce que vous aurez lu.
1) Jésus semble être un Juif

L'Ecriture sainte semble montrer d'une manière certaine que Jésus-Christ était juif. Voici quelques preuves apparemment irréfutables : 1. Jésus est né de Marie (Mt 1,18-24), elle-même juive et son père était juif (Mt 1,20 ...Joseph, fils de David, ne craint point de prendre chez toi Marie ton épouse...; Lc 1,27). Or, si Marie est juive, Jésus, né de sa chair, est obligatoirement juif. D'ailleurs il est écrit que Jésus était fils de (la Tribu de Juda ou de la maison de) David. (Mt 1,1) 2. Jésus fut circoncis (Lc 2,21 Les huit jours étant accomplis pour sa circoncision, il fut appelé du nom de Jésus), présenté au Temple (Lc 2,22-23), il enseignait au Temple (Mt 26,55 ...Chaque jour j'étais assis dans le temple, où j'enseignais...; Jn 7,14 ...lorsque Jésus monta au temple, et il se mit à enseigner.) et il vécut les fêtes juives (Lc 2,41 ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem, pour la fête de la Pâque). 3. Jésus n'est pas venu pour abolir la loi mais pour l'accomplir (Mt 5,17 Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire.). Cela ne signifie pas que Notre Seigneur eut l'intention de créer une nouvelle religion mais de la parfaire. 4. Au sommet de sa sainte croix, nous pouvons lire "Jésus de Nazareth roi des Juifs." (Mt 27,37 Au-dessus de sa tête ils mirent un écriteau indiquant la cause de sa condamnation : "Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs." ; Jn 19,19)

2) Jésus est un Judéen
Voyons de plus près ces quelques preuves : 1. L'Ecriture nous dit que Jésus a pour mère Marie qui est issue de la tribu de Juda, l'un des douze fils de Jacob. Jésus naquit en terre de Judée à Bethléem (Mt 2,1 Jésus étant né à Bethléem de Judée...; Mt 2,6 Et toi, Bethléem, terre de Juda...). Pour être plus complet, être un Judéen peut avoir trois sens différents : a. faire partie de la Tribu de Juda (He 7,14 il est notoire en effet que votre Seigneur est sorti de Juda, tribu à laquelle Moïse n'a jamais attribué le sacerdoce.) (sens racial), b. vivre dans le Royaume de Juda (sens géographique) comme les Tribus de Benjamin et de Lévi, c. vivre la religion du Royaume de Juda (sens religieux). Dans le Nouveau Testament, il faut dire que le Judéen vit la religion de l'ancien royaume de Juda, religion donnée par Moïse et les Prophètes. (Rm 2,28-29).
Jésus-Christ est Judéen selon ses trois sens tout comme Marie et Joseph.
2. Jésus circoncis, présenté au Temple, enseignant et vivant les fêtes juives, tous ces faits semblent prouver qu'il était juif. Nous verrons plus loin que ce n'est pas le cas.
3. Si Jésus est venu pour parfaire la loi mosaïque, c'est soit parce qu'elle fut parfaite en son temps et un temps mais qu'elle ne l'est plus au temps de l'Incarnation du Verbe, soit parce qu'elle n'était plus suivie selon la lettre mais seulement selon les différentes interprétations rabbiniques. Ce point capital nous aidera par la suite à montrer que Jésus n'était pas juif.
4. Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée (Lc 3,1 Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée...), l'inscription qu'il fit graver au sommet de la sainte croix du Christ ne donne pas en français "Jésus de Nazareth roi des Juifs" puisque le latin donne "Iesvs Nazarenvs rex Iudæorvm" (Jn 19,19) et le grec donne "Iesous Nazoraios Basileus Ioudaios" soit "Jésus, le Nazarénien, chef des Judéens". En effet, le sens originel du latin rex n'est pas roi mais chef. Ce sens est le même pour la traduction grecque baseij. Le gouverneur de Judée fit cette inscription comme signe de dérision (envers le peuple de Judée), montrant que Jésus se prétendait, d'une manière ou d'une autre, chef de la Judée, à la place de Pilate mais illégitimement, c'est-à-dire s'opposant aux nominations romaines. Aussi le latin Ivdæorvm comme le grec Ioudaiwn sont à traduire par Judéens et non pas par Juifs.
Les saintes Ecritures en version hébraïque, grecque et latine n'emploient jamais de terme dont la traduction française serait "juif" (ou "juive"). Dans l'Ancien Testament, il faut plutôt lire "Judahite" et dans le Nouveau Testament "Judéen", ces deux mots provenant de l'hébreu Yehuda signifiant Juda. C'est après l'exil à Babylone, que le terme de Judéen va se généraliser à l'ensemble des hommes pratiquant la religion dite aujourd'hui juive. Comme nous le verrons plus tard, s'il fallait dire que Jésus fut juif, il faudrait s'empresser d'ajouter "comme l'étaient ceux qui vécurent avant l'exil à Babylone". Le terme "juif", dans la langue française (ou dans la langue de Shakespeare) est bien ultérieur à la vie de Notre Seigneur sur terre puisque les traces écrites les plus anciennes datent du XIIIè siècle.
3) Jésus pratique-t-il la même religion que les Pharisiens ?
Nous venons de voir que Jésus était Judéen et non un juif. Peut-on quand même considérer que Jésus, en tant que Judéen, pratiquait la même religion que les "juifs" qu'il rencontrait ? Plus haut nous avons dit qu'il participait aux fêtes juives, qu'il enseignait au Temple, etc. Cela ne montre pas que Jésus était juif mais qu'il pratiquait la religion enseignée par Moïse et les Prophètes, en tant que fils (de la Maison) de David (Mt 1,1), descendant de la tribu de Juda. N'était-ce pas aussi le cas pour le Sanhédrin ? Si Jésus pratiquait la même religion que les "juifs", comment alors expliquer le nombre de fois où il reproche aux Pharisiens leurs erreurs, leurs fautes et leur arrogance ?
Mt 3,7-12 Voyant un grand nombre de Pharisiens et de Sadducéens venir à son baptême, il leur dit : "Race de vipères, qui vous a appris à fuir la colère qui vient ?...
Mt 5,20 je vous dis que si votre justice ne surpasse celle des Scribes et des Pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.
Mt 9,11-17 Ce que voyant, les Pharisiens dirent à ses disciples : "Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ?"... Pourquoi, tandis que nous et les Pharisiens nous observons [souvent] le jeûne, vos disciples ne l'observent-ils pas ?...
Mt 12,2-8 Les Pharisiens, voyant cela, lui dirent : "Vos disciples font une chose qu'il n'est pas permis de faire un jour de sabbat."...
Mt 12,10-14 ...ils lui demandèrent : "Est-il permis de guérir, le jour du sabbat ?" pour pouvoir l'accuser...
Mt 12,38-39 Alors quelques-uns des scribes et des Pharisiens prirent la parole et dirent : "Maître, nous voudrions voir un signe de vous." Il leur répondit : "Une génération mauvaise et adultère réclame un signe : il ne lui sera donné d'autre signe que le signe du prophète Jonas. Mt 15,1-14 ..."Pourquoi vos disciples transgressent-ils la tradition des anciens ? Car ils ne se lavent pas les mains lorsqu'ils mangent."...
Mt 16,1-12 Les Pharisiens et les Sadducéens s'approchèrent et, pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandèrent de leur faire voir un signe venant du ciel... Jésus leur dit : "Veillez à vous garder du levain des Pharisiens et des Sadducéens."... Alors ils comprirent qu'il ne leur avait pas dit de se garder du levain des pains, mais de la doctrine des Pharisiens et des Sadducéens.
Mt 19,3-9 Des Pharisiens l'abordèrent pour le mettre à l'épreuve, et dirent : "Est-il permis à l'homme de répudier sa femme pour quelque motif que ce soit ?"...
Mt 21,33-45 parabole de la vigne et des vignerons
Mt 22,15-22 ...Est-il permis, ou non, de payer le tribut à César ? Mais Jésus, connaissant leur malice, dit : "Hypocrites, pourquoi me tendez-vous un piège ?...
Mt 23,2-7 Les scribes et les Pharisiens se sont assis sur la chaire de Moïse...
Mt 23,13-39 Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites...
Mais Jésus n'est pas venu pour abolir la loi mais pour (corriger ceux qui la pratiquent (in-)volontairement mal et) la parfaire. Par exemple : Et moi, je vous dis : Quiconque se met en colère contre son frère [à la légère] sera justiciable du tribunal; et qui dira à son frère : Raca ! sera justiciable du Sanhédrin; et qui lui dira : Fou ! sera justiciable pour la géhenne du feu. Si donc tu viens présenter ton offrande à l'autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande, devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; et alors viens présenter ton offrande. Accorde-toi au plus tôt avec ton adversaire, tant que tu es en chemin avec lui, de peur que l'adversaire ne te livre au juge, que le juge (ne te livre) à l'appariteur, et que tu ne sois jeté en prison. (Mt 5,22-25)
Vous avez appris qu'il a été dit : Tu ne commettras point d'adultère. Et moi, je vous dis : Quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà commis l'adultère avec elle, dans son cœur.
(Mt 5,27-28 )
Or, il se trouvait là un homme qui avait une main sèche, et ils
(les Pharisiens) lui demandèrent : "Est-il permis de guérir, le jour du sabbat ?" pour pouvoir l'accuser. Il leur dit : "Quel sera celui d'entre vous, qui n'ayant qu'une brebis, si elle tombe dans une fosse un jour de sabbat, ne la prendra pour la retirer ? Or, combien un homme vaut plus qu'une brebis ! Il est donc permis de faire le bien le jour du sabbat." (Mt 12,10-12)
Il entra une autre fois dans la synagogue, et là se trouvait un homme qui avait la main desséchée. Et on l'épiait pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat, pour pouvoir l'accuser. Et il dit à l'homme qui avait la main sèche : "Lève-toi ! au milieu !" Puis il leur dit : "Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une vie ou de tuer ?" Et ils se taisaient. Et après avoir promené son regard sur eux avec colère, contristé de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme : "Etends la main." Il l'étendit, et sa main redevint saine. Les Pharisiens, étant sortis, prirent aussitôt une délibération contre lui avec les Hérodiens sur les moyens de le perdre.
(Mc 3,1-6)
Il enseignait dans une synagogue un jour de sabbat. Et il y avait là une femme tenue depuis dix-huit ans par un esprit qui la rendait infirme : elle était courbée et ne pouvait absolument pas lever la tête. L'ayant vue, Jésus l'appela et lui dit : "Femme, tu es délivrée de ton infirmité." Et il lui imposa les mains; aussitôt elle se redressa, et elle glorifiait Dieu. Mais le chef de synagogue, indigné de ce que Jésus avait guéri le jour du sabbat, prit la parole et dit à la foule : "Il y a six jours pour travailler; venez donc vous faire guérir ces jours-là et non pas le jour du sabbat." Le Seigneur lui répliqua : "Hypocrites ! Est-ce que chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache pas de la crèche son bœuf ou son âne pour le mener boire ? Et cette (femme), une fille d'Abraham, que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de ce lien le jour du sabbat ?" Pendant qu'il parlait ainsi, tous ses adversaires étaient couverts de confusion, et toute la foule se réjouissait de toutes les choses merveilleuses accomplies par lui.
(Lc 13,10-17)
Un jour de sabbat, comme il était entré dans la maison d'un chef des Pharisiens pour y manger, eux le guettaient. Et voici qu'un homme hydropique se trouvait devant lui. Et Jésus, prenant la parole, dit aux docteurs de la Loi et aux Pharisiens : "Est-il permis de guérir le jour du sabbat, ou non ?" Mais ils gardaient le silence. L'ayant pris, il le guérit et le congédia. Puis, il leur dit : "Qui d'entre vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retire pas aussitôt, un jour du sabbat ?" Et à cela ils ne purent répliquer.
(Lc 14;1-6)
Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda, et qui a cinq portiques. Sous ces portiques étaient couchés un grand nombre de malades, d'aveugles, de boiteux et de paralytiques. Ils attendaient le bouillonnement de l'eau. Car un ange du Seigneur descendait à certains temps dans la piscine, et agitait l'eau. Et celui qui y descendait le premier après l'agitation de l'eau, était guéri de son infirmité quelle qu'elle fut. Là se trouvait un homme malade depuis trente huit ans. Jésus l'ayant vu gisant et sachant qu'il était malade depuis longtemps, lui dit : "Veux-tu être guéri ?" Le malade lui répondit : "Seigneur, je n'ai personne pour me jeter dans la piscine dès que l'eau est agitée, et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi." Jésus lui dit " Lève-toi, prends ton grabat et marche." Et à l'instant cet homme fut guéri; il prit son grabat et se mit à marcher. C'était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri : "C'est le sabbat, il ne t'es pas permis d'emporter ton grabat." Il leur répondit : "Celui qui m'a guéri m'a dit : Prends ton grabat et marche." Ils lui demandèrent : "Qui est l'homme qui t'a dit : Prends ton grabat et marche ?" Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c'était; car Jésus s'était esquivé, grâce à la foule qui était en cet endroit.
(Jn 5,1-13) Est-ce que Moïse ne vous a point donné la Loi ? Et nul de vous n'accomplit la loi. Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir ?" La foule répondit : "Vous êtes possédé du démon; qui est-ce qui cherche à vous faire mourir ?" Jésus leur dit : "J'ai fait une seule œuvre, et vous voilà tous hors de vous-mêmes ? Moïse vous a donné la circoncision (non qu'elle vienne de Moïse, mais des Patriarches), et vous la pratiquez le jour du sabbat. Que si, pour ne pas violer la loi de Moïse, on circoncit le jour du sabbat, comment vous indignez-vous contre moi, parce que, le jour du sabbat, j'ai guéri un homme dans tout son corps ? Ne jugez point sur l'apparence, mais jugez selon la justice." (Jn 7,19-24)
Jésus vit, en passant, un aveugle de naissance... Ayant ainsi parlé, il cracha à terre, fit de la boue avec sa salive, puis il l'étendit sur les yeux de l'aveugle, et lui dit : "Va, lave-toi dans la piscine de Siloé (mot qui se traduit : Envoyé)." Il partit, se lava, et s'en retourna, voyant clair... Or, c'était un jour de sabbat que Jésus avait ainsi fait de la boue et ouvert les yeux de l'aveugle...
(Jn 9,1-41)
Par l'enseignement de Jésus et la vie qu'il mène, les Apôtres découvrent des différences sensibles entre la religion pratiquée par les Pharisiens et la religion prônée par Notre Seigneur. Les différences sont si grandes que Jésus commande même à ses Apôtres et ses Disciples de ne pas suivre la doctrine de ceux qui ont usurpé la chaire de Moïse (sous peine d'être privés du Royaume des cieux) parce qu'ils ne sont que des hypocrites qui ont choisi la gloire des hommes au lieu de la gloire de Dieu.
4) Les Pharisiens
L'étude des deux derniers livres de l'Ancien Testament, les livres des Maccabées, nous apprend comment les Pharisiens - de l'hébreu Peroushim qui signifie Séparés - sont nés. Vers les IIIè-IIè siècles avant Jésus-Christ, les "Juifs" sont séduits par l'hellénisme au point que certains "Juifs" ont peur que la loi mosaïque, telle qu'elle est vécue à cette époque, soit modifiée dans sa pratique (et en réalité dans son interprétation). Ces "Juifs" vont se séparer pour former les Pharisiens. Parmi ces Pharisiens, certains exigeront davantage de rigueur et une austérité qu'ils ne trouveront pas dans ce nouveau mouvement. Un autre mouvement va naître, celui des Esséniens. La secte des Pharisiens, le pharisaïsme, prendra de plus en plus d'importance dans les décisions prises par le Sanhédrin et aura une influence croissante parmi le peuple. La secte des Esséniens, pour vivre dans la rigueur et fuir les tentations du monde, ira s'installer dans le désert.
Au temps de Jésus-Christ, les Pharisiens ont un pouvoir très affirmé. Ce sont eux qui contrôlent le Sanhédrin. Leur vie religieuse n'est plus selon ce que Moïse avait reçu de Dieu et que les Prophètes vivaient encore.
Le prophète Jérémie avait prophétisé : Une alliance nouvelle, non comme l'alliance que je conclus avec leurs pères le jour où je les pris par la main pour les faire sortir du pays d'Egypte, alliance qu'eux ont rompue, quoique je fusse leur époux. Car voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, après ces jours-là, dit YHWH : Je mettrai ma loi au dedans d'eux et je l'écrirai sur leur cœur, et je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. (Jr 31,31-33); Je ferai avec eux une alliance éternelle, pour ne pas me détourner d'eux (le sens étant "pour qu'ils cessent de se détourner de moi") et cesser de leur faire du bien, et je mettrai ma crainte dans leur cœur pour qu'ils ne se détournent pas de moi. (La crainte de Dieu avait pour but de ramener le peuple élu dans la voie droite en leur faisant peur par le châtiment au-dessus de leurs têtes, en leur rappelant que leurs écarts les conduiraient à leur perte, leur privant du Royaume des cieux.) (Jr 32,40)
Le prophète Ezéchiel avait aussi prophétisé : Je ferai sur vous une aspersion d'eaux pures et vous serez purs; de toutes vos souillures et de toutes vos abominations je vous purifierai. Et je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai au dedans de vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre chair le coeur de pierre; et je vous donnerai un coeur de chair. Je mettrai au dedans de vous mon Esprit, et je ferai que vous suivrez mes ordonnances, que vous observerez mes lois et les pratiquerez. (Ez 36,25-27). Par la voix du prophète Ezéchiel, YHWH reproche à son peuple de ne plus suivre la loi, de ne plus pratiquer les commandements que Moïse reçut et que seuls les prophètes appliquaient encore.
 
L'Ecriture sainte a laissé la place aux interprétations des scribes qui sont reprises par les rabbins. Le décalage entre la vie spirituelle des Pharisiens et la vie spirituelle telle qu'elle avait été définie du temps de Moïse est si grand que Jésus ne leur manque pas de le leur reprocher (Mt 15,1-9). Le terme d'hypocrite est impropre et il faut reprendre le mot d'origine hébreu haneph qui signifie impie, mécréant, qui méprise Dieu. Jésus leur dit que par leurs attitudes, par leur vie religieuse, ils ne font que se détourner de Dieu. Peut-on encore dire que Jésus pratiquait la même religion que celle des "Juifs" ?
Si l'Apôtre saint Matthieu ne manque pas de rappeler le nombre de fois où Jésus corrige les Pharisiens, il n'oublie pas de montrer aussi combien l'amour de Dieu pour ses enfants est immense en étant miséricordieux. C'est pourquoi, malgré les nombreuses trahisons, les nombreux péchés du peuple élu, les interprétations erronées et persistantes des Hébreux puis des Pharisiens, Jésus demandera à ses Douze (premiers) Disciples d'aller auprès d'eux afin de ramener les brebis égarées auprès du Bon Pasteur (Mt 10,5-6
Ce sont ces douze que Jésus envoya, après leur avoir donné ces instructions : N'allez point vers les Gentils, et n'entrez dans aucune ville des Samaritains; allez plutôt aux brebis perdues de la maison d'Israël.). Puisque ce n'est qu'après l'Ascension de Notre Seigneur que les Apôtres iront annoncer la Bonne Nouvelle auprès des Gentils, qui sont ces brebis égarées si ce ne sont les Pharisiens ?
Du temps de Notre Seigneur, les plus fidèles à la loi mosaïque sont les descendants de la Tribu de Juda dont Marie et Joseph font partie.
Un disciple de saint Paul écrira :
Car c'est bien un blâme que Dieu exprime, quand il leur dit : "Voici, dit le Seigneur, que les jours viennent où je contracterai une alliance nouvelle avec la maison d'Israël et avec la maison de Juda(He 8,8 ). Selon les Pères de l'Eglise, la maison d'Israël est formée des "juifs" et la maison de Juda est formée de la Tribu de Juda qui préfigure l'Eglise. S'il y a distinction entre ces deux maisons, c'est parce que la religion vécue par l'une diffère de la religion vécue par l'autre même si les deux tirent leur source dans la loi mosaïque. La maison d'Israël s'est détournée de Dieu tandis que la maison de Juda, fidèle d'abord à la loi mosaïque, s'est transfigurée en l'Eglise de Jésus-Christ par la parole, la vie, la Passion, la mort et la résurrection du Verbe de Dieu fait homme par la chair de Marie, descendante de la Tribu de Juda particulièrement fidèle à la vraie foi. La Maison de Juda a accouché de l'Eglise naissante tandis que la Maison d'Israël représente alors la Synagogue morte à cause de ses péchés que la loi ne pouvait justifier (Ac 13,38 Sachez-le donc, frères : c'est par lui que la rémission des péchés vous est annoncée, et de tout ce dont vous n'avez pu être justifiés par la loi de Moïse).
5) Le judaïsme actuel
Le Talmud naît au Vè siècle après Jésus-Christ et il est constitué de soixante-trois livres formant une compilation d'écrits législatifs, éthiques et historiques rédigés par les anciens rabbins. Ce "grand" livre est utilisé pour la formation des futurs rabbins et il régit aussi bien la vie religieuse que la vie sociale, la vie familiale, la vie personnelle, etc. Aujourd'hui, nous pourrions dire que le pharisaïsme n'existe plus et que les "Juifs" que nous pouvons rencontrer vivent véritablement selon la loi (de Moïse). Pourtant, suivant les mots explicites des plus grands rabbins du XXè siècle, le pharisaïsme d'il y a deux mille ans est devenu le talmudisme, le talmudisme est ensuite devenu le rabbinisme médiéval qui est devenu aujourd'hui le rabbinisme moderne.
(Si un non "Juif" tient des propos irrespectueux contre les "Juifs", il est erroné de le considérer comme un antisémite ou encore comme un anti-israëlite. Il faut dire qu'il est anti-talmudiste.)
Peut-on dire que les chrétiens et les "juifs" sont frères (dans la foi), comme nous l'entendons et le lisons souvent ? Là aussi la réponse est négative parce que les chrétiens sont héritiers de la doctrine du Christ, doctrine que Moïse et les Prophètes suivirent mais qui fut ensuite abandonnée par les Pharisiens, ancêtres des "juifs" actuels, dont la doctrine fut fermement condamnée par Notre Seigneur lui-même. Il est alors évident que l'expression judéo-christianisme est un non-sens ou alors il faudrait dire que les Pères de l'Eglise se sont trompés en disant qu'Isaac, fils d'Abraham, préfigurait l'Eglise (et la vie), tandis que Ismaël, fils d'Abraham, préfigurait la synagogue (et la mort) ?
A l'heure où certains "Juifs" particulièrement puissants dans le monde moderne ont réussi à faire supprimer certains passages du Nouveau Testament - le film "La Passion du Christ" de Mel Gibson en est un exemple - où tout lecteur voyait clairement la responsabilité volontaire des Pharisiens dans la mort du Christ, sachant que les "Juifs" et l'Eglise actuelle parlent de fraternité entre le peuple chrétien et le peuple "juif", ne faudrait-il pas que les "Juifs" suppriment de leur côté les abominations à l'égard de Jésus-Christ, abominations rédigées dans le Talmud et enseignées à tous les futurs rabbins du monde ? Par miséricorde, nous tairons ici ces odieuses abominations envers Notre Seigneur, les chrétiens et la foi chrétienne, mais, par fermeté selon la charité chrétienne, nous nous devons de rappeler à tous les chrétiens que le Talmud, contrairement à ce que le peuple "juif" peut proclamer haut et fort, n'est pas un livre à recommander aux chrétiens. Le grand livre saint pour le chrétien est la sainte Bible, livre commun aux "juifs" qui ont préféré le Talmud (et les Targum corrigés après la venue au monde de Notre Seigneur).
Conclusion
Les éléments que nous avons donnés ici ne visent absolument pas à faire naître dans nos esprits une haine envers les "juifs" car le Christ nous a enseigné (et même commandé) d'aimer notre prochain, saint ou pécheur, mais bien à rappeler que la doctrine de Notre Seigneur Jésus-Christ surpasse infiniment celle des "juifs" actuels et à rechercher la vérité en écartant l'erreur et le mensonge. Les chrétiens peuvent s'enorgueillir (dans le Christ) d'être fils de Dieu par la grâce du Christ et le don de son Esprit-Saint alors que les "juifs" devraient soit avoir honte de se glorifier eux-mêmes (le Talmud l'enseignant explicitement) soit se remettre en question pour peu qu'ils recherchent honnêtement la Vérité qui est dans le Christ et le Christ seulement. Tous les éléments donnés ici montrent indubitablement que Notre Seigneur ne fut pas juif, ni à sa naissance, ni au moment de débuter sa vie publique, ni juste avant de rendre l'esprit sur sa sainte croix, ni durant les quarante jours qui ont précédé son Ascension.
s                                                                              aint Augustin
 
Dieu vous bénisse, chère amie en Christ, pour votre franchise.
Comme vous vous en doutez, les forums, que ce soit sur ce site ou sur d'autres sites, ne sont pas des supports adaptés pour de longs "discours". Aussi avons-nous veillé à présenter un résumé qui montre - et non pas une théorie que vous considérez comme farfelue - combien Notre Seigneur Jésus-Christ ne fut pas juif. Vous êtes libre de rejeter ce qui a été écrit plus haut et nous respectons votre choix. Juste une petite chose, si Jésus était un "vrai Juif", comme vous le dites, allez demander à n'importe quel rabbin ce qu'il en pense. Il vous répondra que "si Ieschoua était vraiment juif, il ne se serait pas opposé au Sanhédrin, il n'aurait pas créé une secte (qui était l'Eglise naissante), parce que la religion juive était et est la religion de la Vérité".
Mais si le sujet vous intéresse, nous ne pouvons que vous inviter à approfondir les différents sujets (la doctrine chrétienne par la parole du Christ à travers l'Evangile puis les autres livres du Nouveau Testament, le pharisaïsme, le rabbinisme, le Talmud, les Targum...) qui ont été abordés dans le premier message. C'est en toute objectivité que vous vous apercevrez que, halleluyah ! Notre Seigneur n'avait point la foi des juifs mais la vraie foi, telle qu'elle fut donnée sous des prémisses à Moïse et que Abraham vivait déjà - ce qui lui valut de "voir" l'Adorable Trinité Sainte" -, celle que tous les juifs auraient dû avoir - mais que trop peu avaient - ce qui leur aurait permis de reconnaître Jésus-Christ comme le Messie attendu, Celui qui devait apporter le Salut (ou la vie éternelle) et non pas celui qui devait redorer le blason guerrier des descendants des Hébreux.
Rendons grâces à Dieu d'avoir donné sa Parole non pas aux savants imprudents et orgueilleux (ceux qu'on appelle à tort les "juifs") puisqu'ils n'ont cessé de rejeter la loi et les Prophètes pour s'attacher uniquement aux interprétations rabbiniques, mais aux plus humbles (ceux issus de la Tribu de Juda)
et aux plus doux (les Gentils reconnaissant, par l'Esprit-Saint, les erreurs de leurs religions païennes) qui sont les premiers membres de l'Eglise. Ô Saints et Saintes des temps apostoliques, priez le Seigneur Notre Dieu afin de convertir le peuple que vous élîtes avant l'Incarnation du Verbe mais qui vous trahit. Ô Saints et Saintes des temps apostoliques, priez le Seigneur Notre Dieu afin de convertir le peuple qui s'est auto-proclamé peuple élu en tournant le dos aux "juifs" et aux chrétiens. Vous tous, Saints et Saintes, des patriarches aux hommes modernes, priez le Seigneur Notre Dieu pour que sa Lumière mette fin aux ténèbres qui ne cessent d'aveugler le monde. Ô Saints et Saintes, priez le Seigneur Notre Dieu afin de sauver celles et ceux qui recherchent simplement, humblement, la vérité et l'amour pour leur âme et pour leurs proches. Ô Doux Jésus, daignez envoyer votre grâce par l'intermédiaire de votre Bienheureuse Mère afin que tous se convertissent et tous vous reconnaissent comme le seul Dieu, comme le Messie annoncé depuis les origines, comme le plus grand Prophète prophétisé par l'Ancien Testament et révélé dans le Nouveau Testament, comme le Fils de Dieu dont le nom seul sauve les âmes de bonne volonté.
Bien fraternellement dans le Christ, saint Augustin

 

Augustinius

Avec l'accord précieux de son auteur notre Ami Augustinius