Notre-Dame de l'Espérance de "titetoile"...Soyez les bienvenus'es sur mon blog-site...Merci pour votre passage...Il faut prendre le temps de nous dire  «JE T'AIME»

 

 

 

 

 

Béatitudes

 

 

 

 

 

Béatitudes

A propos des béatitudes, doit-on dire qu'il y en sept ou huit ? Lisons encore Saint-Augustin.

"Considérons donc attentivement le nombre de ces béatitudes.   

1. La première est la récompense de l'humilité : Bienheureux les pauvres d'esprit, c'est-à-dire qui ne sont point enflés, dont l'âme se soumet à l'autorité divine, dans la crainte des châtiments qui l'attendent après la mort, quel que soit le bonheur dont elle s'imagine jouir pendant cette vie.   

2. L'âme arrive de là à la connaissance des divines Ecritures qui lui apprennent la nécessité de la douceur par esprit de piété, pour qu'elle ne soit pas tentée de blâmer ce que les ignorants traitent d'absurdité, et de se rendre coupable d'indocilité en se livrant à d'opiniâtres contestations.   

3. C'est alors qu'elle commence à savoir par quels liens les habitudes de la chair et les péchés l'enchaînent à ce monde; voilà pourquoi dans ce troisième degré qui est celui de la science, elle pleure la perte du souverain bien qu'elle a sacrifié à des biens indignes d'elle.   

4. Le quatrième degré est celui du travail, où l'âme s'applique de toutes ses forces à se détacher des liens qui la tiennent enlacée par leur funeste douceur; elle a donc faim et soif de justice, et elle a grand besoin de force, car on ne laisses point sans douleur ce qu'on a possédé avec charme.   

5. Dans le cinquième degré, le Sauveur donne à ceux qui ont persévéré dans ce travail, le conseil de s'en délivrer. Sans le secours d'une puissance supérieure, personne n'est capable de se dégager des embarras multipliés de si grandes misères. Or ce conseil plus sage, c'est que celui qui réclame l'appui d'un plus puissant, vienne lui-même au secours d'un plus faible dans les choses où il est plus puissant que lui. Bienheureux donc les miséricordieux, parce qu'ils obtiendront miséricorde.   

6. Le sixième degré est la pureté du coeur, qui puise dans la conscience de ses bonnes oeuvres la force de contempler le souverain bien qui ne peut être aperçu que par une intelligence pure et sans tache.   

7. Enfin la septième est la sagesse elle-même, c'est-à-dire la contemplation de la vérité qui purifie l'homme tout entier et lui donne le cachet de la ressemblance avec Dieu; et elle conclut en ces termes : Bienheureux les pacifiques, parce qu'ils seront appelés les enfants de Dieu.   

8. La huitième revient à la première comme à sa source, parce qu'elle la montre élevée à sa plus haute perfection; aussi dans la première comme dans la huitième se trouve expressément nommé le royaume des cieux :

Bienheureux les pauvres d'esprit, parce que le royaume des cieux est à eux et Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, parce que le royaume des cieux leur appartient lorsque l'on peut dire :

Qui nous séparera de la charité de Jésus-Christ ? Est-ce l'affliction, les angoisses, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive ?

(Rm 8,35) Les sept premières béatitudes sont donc les degrés de la perfection; la huitième lui donne le dernier trait et la montre dans tout son éclat, et la récompense de la première béatitude s'y trouve rappelée, pour que ces deux degrés extrêmes communiquent leur perfection aux degrés intermédiaires."

(S. Aug., Commentaire du sermon sur la montagne, Livre I, chap. III, art. 10)

 

Augustinius

Avec l'accord précieux de son auteur notre Ami Augustinius