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Angelus III

   
 

Angelus III

 

1) Constitution de l'Angelus

Voici les deux manières de réciter l’Angelus :      V. Angelus Domini nuntiavit Mariæ, et concepit de Spiritu Sancto.      R. Ave, Maria, etc.      V. Ecce ancilla Domini, fiat mihi secundum, verbum tuum.      R. Ave, Maria, etc.      V. Et Verbum caro factum est, et habitavit in nobis.       R. Ave, Maria, etc.

     V. Angelus Domini nuntiavit Mariæ. (L'Ange du Seigneur annonça à Marie)      R. Et concept de Spiritu Sancto. (Et elle conçut du Saint-Esprit)       V. Ave, Maria, etc.      R. Sancta Maria, mater Dei, etc.      V. Ecce ancilla Domini. (Voici la servante du Seigneur)      R. Fiat mihi secundum verbum tuum. (Qu'il me soit fait selon votre parole)      V. Ave, Maria, etc.      R. Sancta Maria, etc.      V. Et Verbum caro factum est. (Et le Verbe s'est fait chair)      R. Et habitavit in nobis. (Et il a habité parmi nous)      V. Ave, Maria, etc.      R. Sancta Maria, etc.

Définition : On l’appelle Angelus parce qu’elle commence par ce mot. Elle se compose de trois antiennes ou versets et de trois Ave Maria, suivis d’un quatrième verset, d’un répons et d’une prière, dans laquelle on demande à Dieu sa grâce et le salut éternel, par les mérites de Jésus-Christ.  
2) Histoire de l'Angelus

L’origine de l’Angelus, dans sa forme première, remonte à très loin. "Sa source est dans la tradition; l’usage la confirme et la foi la pratique." (Tertullien, De Coron. milit., c. III) Un décret du pape saint Grégoire le Grand (590-604) ordonne que l’Ave Maria soit récité par les prêtres, le premier dimanche de l’avent, à l’offertoire de la messe. Au XIIIè siècle, il devait, ainsi que le Pater, précéder et suivre la récitation de l’office. Toutefois, la Salutation angélique n’était pas aussi complète qu’elle est aujourd’hui. Dans l’Eglise latine, elle se composait seulement des paroles de l’ange et de sainte Elisabeth. Ce fut le pape Urbain IV qui, en 1263, ajouta le nom de Jésus à la dernière phrase, comme la piété catholique avait ajouté à la première phrase le nom de Marie.

Quant à la seconde partie de l’Ave Maria : Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Ainsi soit-il, on ne la trouve complète, nulle part, avant l’an 1508. C’est alors qu’on commença de dire : Sainte Marie, priez pour nous pécheurs. Ainsi soit-il. Les enfants de saint François d’Assise ajoutèrent : Maintenant et à l’heure de notre mort. Ainsi soit-il. La preuve en est dans leur bréviaire, édité en 1515. Nous verrons que le pape saint Pie V confirma, plus tard, ces pieuses additions, en les faisant insérer dans le bréviaire romain. Telle est, en peu de mots, la formation de notre Ave Maria, dans l’Eglise d’Occident. Plus avancée que sa soeur était l’Eglise d’Orient. La partie de l’Ave Maria, qui comprend les paroles de Gabriel et d’Elisabeth, se trouve dans les très anciennes liturgies de saint Jacques et de saint Basile. La seconde partie Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous pécheurs remonterait au concile d’Ephèse (431). Ce nouvel élément de l’Ave Maria se développa rapidement, au point que vers le milieu du VIIè siècle, en 647, il était devenu la Salutation angélique, à peu près telle que nous la récitons. Vous pouvez la lire dans l’ouvrage Le Traité des Rites du Baptême, rédigé à cette époque, par Sévère, patriarche d’Alexandrie. Voici cette formule : Paix à vous, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre les femmes, et béni est le fruit qui est dans votre sein, Jésus-Christ. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pécheurs. Ainsi soit-il. Peu de temps après, cette belle prière fut connue de l’Occident. Si vous voulez vous en convaincre, parcourez la vie de saint Ildefonse, archevêque de Tolède, écrite par l’évêque Julien, il y a près de mille ans. Toutefois, aucun monument, ne prouve qu’elle ait été d’un usage général dans l’Eglise latine, parmi les fidèles, avant le XIè siècle. Mais, à partir de cette époque, elle devint populaire et fut comme aujourd’hui, récitée au son de la cloche.

"Le son de la cloche qui a lieu le soir, le matin et le midi, et qui s’appelle l’Ave Maria, est une institution bénédictine. En 1090, le pape Urbain II, sachant qu’il était impossible que les prières d’un grand nombre ne soient exaucées, ordonna, au Concile de Clermont, qu’à partir du premier jour où l’armée chrétienne se mettrait en campagne pour recouvrer la Terre Sainte, le soir et le matin, dans toutes les églises du monde chrétien, tant cathédrales qu’abbatiales, trois coups de cloche appelassent les fidèles à la prière. Son intention était d’obtenir de Dieu très bon et très grand, qu’à ce signal, il daignât par sa bonté rendre l’armée chrétienne victorieuse de ses ennemis : comme aussi de faire miséricorde à ceux qui, dans une entreprise si pieuse, seraient morts, en sacrifiant leurs biens et leur vie pour la défense de la foi." (Arnold Wion, in libro qui Lignum Vitae inscribitur lib. V Emblem. 3, c. XX, apud Angel. Rocca episc. Tagast., Thesaurus Antiquit., etc., c. XVIII, p. 179, Romæ, 1745.) La voix du saint Père fut entendue, car alors il n’y avait point de Gallican dans l’Eglise. Aussi, en 1195, Eudes de Sully, évêque de Paris, veut que les prêtres ne cessent d’exhorter les fidèles à apprendre la Salutation angélique. Les prêtres de Paris, on n’en peut douter, se conformèrent à l’ordre de leur évêque. Non seulement le peuple apprit l’Ave Maria, mais la récitation en devint populaire. Il en fut ainsi jusqu’à la première partie du XIIIè siècle. A cette époque, le pape Grégoire IX, de glorieuse mémoire, s'apercevant d’un certain ralentissement dans la récitation de l’Angelus; de plus, se voyant attaqué par l'empereur allemand Frédéric II, ordonna de nouveau que la Salutation angélique serait récitée trois fois, au son de la cloche le matin et le soir, à genoux et par tout le monde. (Arnold. Wion, ubi supra; Bzovius, ad. an. 1239) La constitution est de 1239. En la publiant, le saint Pontife ne faut que suivre l’exemple de son prédécesseur Urbain II. Dans toutes les nécessités de l’Eglise, les Papes ont recours à la Mère de Celui dont ils sont les vicaires. Cette grande leçon de politique divine ne s’est jamais perdue. En passant par saint Pie V, le vainqueur de Lépante, elle arrive à Pie IX. Notre immortel Pontife ayant à lutter, pour lui et pour la société toute entière, contre la Révolution déchaînée, fait, avec la puissante Reine du Ciel, l’alliance la plus solennelle, par la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception. Les catholiques ont toujours aimé, invoqué, honoré Marie, comme des enfants aiment, invoquent, honorent une mère dont la puissance égale la bonté. Les hérétiques, au contraire, ont toujours été les ennemis de la sainte Vierge, cela pour cause : c’est elle qui a écrasé la tête de leur père. Les protestants ont hérité de leurs ancêtres, les Vaudois, la haine de la sainte Vierge. Non seulement ils ne l’invoquent pas, mais ils la blasphèment. En 1262, le grand docteur saint Bonaventure, supérieur général des Franciscains, prescrivit aux enfants de saint François, répandus alors dans les différentes parties de l’Europe, de perpétuer fidèlement la pieuse pratique de l’Angelus. Voici ce que nous lisons dans sa vie : "Ayant assemblé à Pise, en 1262, le chapitre général de l’Ordre, le très pieux serviteur de la glorieuse Vierge Marie, mère de Jésus, établit que les frères exhorteraient le peuple à la saluer par trois Ave Maria, au son de la cloche qui se fait entendre après Complies. Parce que, suivant la tradition, c’est l’heure où elle fut saluée par l’ange." (Surius, Vit. s. Bonav.; et Raccolta delle Indulg., p. 257, Roma, 1841) Voici l’origine de la Bulle d’Avignon par le saint Père Jean XXII (13 octobre 1318). A cette époque, les papes résidaient dans la ville d’Avignon. Or la justice de cette ville venait de condamner deux criminels à êtres brûlés vifs. L’exécution avait lieu la veille de l’Annonciation de la Sainte Vierge. Le bûcher était allumé. Comme il en approchait, un des coupables ne cessait d'implorer la sainte Vierge, lui rappelant les hommages qu’il lui avait rendus. Cependant les bourreaux le jettent dans le feu. Mais, ô miracle ! il en sort, comme les jeunes Hébreux sortirent de la fournaise de Babylone : sain et sauf et ses habits intacts. Quant à son compagnon, il fut en un instant dévoré par les flammes. Saisi de nouveau, celui qui avait échappé à la mort, est rejeté dans le bûcher. Il en ressort sans brûlure et plein de vie, comme la première fois. Sa grâce lui est accordée, et on le conduit en triomphe à l’église de la sainte Vierge pour rendre ses actions de grâce à sa libératrice. "J’affirme, dit l’auteur de cette histoire, avoir vu de mes yeux, dans les Archives de la ville, le procès-verbal authentique de cet événement." (Summa aurea de Laudib. B. M. V., t. IV, p. 277, édit. in-4) C’est alors que le pape Jean XXII donna la Bulle suivante : "Cette salutaire parole, Ave Maria, pieuse expression de la Salutation angélique, doit être, en guise de prières, dite par les fidèles avec un respect tout particulier. Ainsi, afin de rendre à Marie la gloire qui lui est due, et, par sa puissante intercession, obtenir de Dieu les grâces dont nous avons besoin, Nous avons pieusement cru devoir ordonner qu’à chaque crépuscule du soir, on sonnerait la cloche et que les fidèles réciteraient la Salutation angélique. Et afin que des faveurs spirituelles les portent à le faire avec plus d'empressement, confiant en la miséricorde de Dieu tout-puissant, à l’intercession et aux mérites de la glorieuse Vierge et des bienheureux apôtres, Pierre et Paul, Nous accordons dix jours d'indulgence à tous et à chacun des fidèles qui, à l’heure indiquée, réciteront dévotement ladite prière." (Apud Odoric. Raynald., An. Eccl., t. V, ad an. 1327, n. 54; Raccolta, etc., p. 257) Cette bulle, où respirent la confiance et la piété filiale du vicaire de Jésus-Christ envers la sainte Vierge, est de nature à justifier les insignes faveurs, dont Jean XXII fut l’objet de la part de la divine Mère. Rappelons, entre toutes, la célèbre révélation qui donna lieu à la Bulle Sabbatine du même pape. La Mère de miséricorde daigna l’assurer qu’elle délivrerait du Purgatoire le plutôt possible, quantocius, on croit le samedi, après leur mort, les confrères du Scapulaire, qui auraient fidèlement accompli les conditions de la vénérable confrérie. Le pieux pontife ne s’en tint pas là. Le 7 mai 1327, il renouvela et la concession des indulgences et l’ordre de réciter exactement l’Angelus. Dans les lettres adressées à son cardinal-vicaire, évêque d’Orviéto, il lui prescrit de faire sonner, à Rome, sur le soir, afin de rappeler aux fidèles de réciter les trois Ave Maria. (Raccolta, etc., p. 257)

Revenons à la Bulle d’Avignon pour dire qu’il y a quelques variantes dans les différentes éditions de cette Bulle. Ainsi, un ancien et pieux auteur, Perlbart de Temeswar, dit que le souverain Pontife ordonna de sonner la cloche le matin et le soir et de réciter en même temps l’Ave Maria; puis, qu’au lieu de dix jours d’indulgence, il en accorda vingt. "Voici, ajoute l’auteur, les raisons de ces deux sonneries, du matin et du soir, accompagnées de la récitation de l’Ave Maria. Premièrement, on sonne le soir, parce que, suivant la tradition, c’est à ce moment que le messager céleste, l’ambassadeur de l’auguste Trinité, salua la sainte Vierge, dont l’entretien avec l’ange dura jusqu’à minuit, heure à jamais solennelle où elle conçut le Verbe rédempteur. Le matin la cloche sonne pour annoncer l’accomplissement du joyeux mystère. Secondement, on sonne le matin et le soir, afin que par les mérites de la bienheureuse Vierge nous soyons, pendant le jour et pendant la nuit, défendus de nos ennemis; et, si nous venons à mourir, elle nous reçoive dans ses bras maternels. Troisièmement, on sonne le matin et le soir, afin que, si nous avons fait, pendant le jour ou pendant la nuit, quelque bonne oeuvre, elle soit plus favorablement reçue du Fils, présentée par les mains virginales de sa Mère." (Pom. seu Stell. Cor. B. V., lib. XII, part. II, art. 2; apud Summua aurea, etc., p. 277, n. 12) Comme c’est un pape, Jean XXII, qui, en 1318, ordonna la pieuse sonnerie du soir et du matin, c’est encore un pape, Callixte III, qui, en 1455, établit la sonnerie du midi. L’auteur très sûr et très érudit de la vie des papes, Sandini, parlant de Callixte III, écrit, sous l’année 1456 : "Depuis le commencement de son pontificat, ce pape n’eut rien de plus à coeur que de préparer la guerre, vouée contre les Turcs, et d’équiper une flotte. C’est même dans ce but qu’il envoya des légats aux princes chrétiens, pour les engager à unir leurs armes contre les ennemis du nom chrétien. Afin de rendre le ciel propice, il voulut qu’à midi, au son de la cloche, on récitât trois fois l’Oraison dominicale et la Salutation angélique." (In Callixt. III, p. 443) Constantinople venait de tomber au pouvoir des Turcs. Enflé de sa victoire, le farouche Mahomet II menaçait tout l’Occident. On comprend sans peine que, dans une pareille conjoncture, le gardien de la civilisation chrétienne ait, à l’exemple de ses prédécesseurs Urbain II et Jean XXII ordonné une nouvelle prière, afin d’appeler au secours de l’Europe la puissante Reine du ciel. Saint Antonin, archevêque de Florence, et contemporain de Callixte III, était mieux placé que personne pour connaître les actes de ce souverain pontife. Or, comme Sandini, il attribue sans hésiter à Callixte III, l’Angelus du midi. Il ajoute que l’ordre de le réciter fut solennellement envoyé, par lettres apostoliques, dans tout le monde chrétien avec concession de riches indulgences. (Chronic., part. 3 tit. XX, c. XIV)
Ainsi, c'est dans les moments où l'Eglise et les nations chrétiennes se trouvent menacées des plus grands périls, que les souverains pontifes, tels qu'Urbain II, Grégoire IX, Jean XXII, Callixte III et saint Pie V, insistent avec une nouvelle force sur la récitation de la vénérable prière.
Au sujet des indulgences, rappelons que, partielle ou plénière, elle ne remet et n'a jamais remis aucun péché mortel ou véniel. L'indulgence est simplement la remise totale ou partielle de la peine temporelle due au péché, et accordée hors du sacrement de pénitence. Dans le langage des Bulles, Brefs et autres écrits apostoliques, Rémission de tous les péchés signifie seulement la remise de toutes les peines temporelles dues aux péchés. Loin de favoriser le relâchement, comme le disent les protestants et les impies, cette remise, par les dispositions qu'elle exige et les avantages qu'elle procure, est, au contraire, éminemment propre à exciter la ferveur et à encourager l'espérance. Pour gagner, une fois le mois, l'indulgence plénière attachée à la récitation habituelle de l'Angelus, il ne suffit pas de réciter, ce jour-là, l'Angelus et d'avoir reçu les sacrements de Pénitence et d'Eucharistie; il faut, de plus, comme le demande le souverain Pontife, prier pour les besoins de l'Eglise et du monde : rien n'est plus moral. Au reste, on peut réciter à cette intention telles prières que l'on veut : ordinairement cinq Pater et cinq Ave. Voici une nouvelle indulgence attachée à la récitation de l'Angelus, par le souverain Pontife Léon XII. Il accorde à tous ceux qui portent sur eux ou tiennent près d'eux, des chapelets, des crucifix, des médailles bénits par le souverain Pontife ou par ceux qui en ont le pouvoir, cent jours d'indulgence, chaque fois qu'aux heures voulues, ils récitent l'Angelus, sans préjudice des autres indulgences attachées à cette récitation par les précédents Pontifes. (1853) "Dans l'audience qui m'a été accordée le 18 mars 1781, dit le secrétaire de la Sacrée Congrégation, notre très saint Père, par la divine Providence, le pape Pie VI, a daigné faire cette bienveillante concession, que, dans les lieux, où n'existe pas l'usage des cloches, tous et chacun des fidèles, au moins contrits de coeur, qui trois fois le jour, savoir dès le matin, vers midi et sur le soir, réciteront la pieuse prière qui commence par Angelus Domini, etc., avec trois Ave Maria, ou le Regina Cœli pendant tout le temps pascal, pourront gagner toutes les indulgences accordées jusqu'ici par les souverains Pontifes, à ceux qui récitent les mêmes prières au son de la cloche : cela malgré toute opposition contraire."

 

Pourquoi un ange est-il chargé d'annoncer à Marie le mystère de l'Incarnation ?

1/ afin de conserver l'ordre divin, en vertu duquel le ministère des anges est de transmettre aux hommes les volontés de Dieu. 2/ parce que cela convenait à la réparation du genre humain. Comme l'auteur de la chute fut un ange qui, sous la forme du serpent, vint tromper la première Eve, il convenait qu'un ange vînt annoncer à la seconde Eve la rédemption du monde. 3/ parce que ce message angélique convenait à la perpétuelle virginité de la Mère de Dieu; car les vierges, dit saint Jérôme, sont cousines des anges, avec qui elles ont des rapports intimes et une grande ressemblance. (S. Th., III P., Q. 30, art. 2, corp.)

 

Augustinius

Avec l'accord précieux de son auteur notre Ami Augustinius